« Aimer avec autant de passion sinon plus, un enfant d’un autre sang que le sien, donne une force qu’aucune hérédité ne peut offrir ». Véronique Bachelier-Vidar nous livre dans ces lignes admirables l'épopée de quatre années de lutte contre le destin, qu'elle mena avec la volonté farouche de substituer à son impossible maternité, l'heureux refuge de l'adoption. Elle nous emmène dans un bouleversant voyage à Tahiti, où, par deux fois, elle "assista" à l'accouchement de ses deux fils. Là-bas, où “fa’a’amu“ veut dire “faire manger“, on “donne“ son enfant si l'on ne peut l'élever, mais on n'avorte pas ! « J’ai l’étrange sensation, écrit-elle, de vivre une véritable grossesse, dont l’accouchement sera la récompense d’avoir osé dire et écrire ce que je ressens ». À ceux qui, comme son mari et elle, purent à certains moments perdre pied, détruits par l’échec et anéantis par le désespoir, elle désigne son Étoile, et l’énergie de l’Esprit qui la guida. Ces pages sont un retentissant cri d'amour.