Au fil de ces trente-cinq historiettes, le lecteur rencontrera
Lord Uxbridge qui vient se recueillir sur sa jambe emportée
par un boulet, Juliette dont la poupée a été défigurée, un
ventriloque qui fait parler le doudou d'un enfant, des personnages
ordinaires qui dialoguent avec un arbre, une ombre ou
un GPS, un prêtre qui dit une messe d'enterrement devant
une église vide, un écrivain qui se réfugie dans sa voiture, un
mort qui vous invite à rire....
A l'origine de ces doux délires, cette phrase de Montaigne
sur la vieillesse : Dieu fait grâce à ceux à qui il soustrait la
vie par le menu ; c'est le seul bénéfice de la vieillesse. La
dernière mort en sera d'autant moins pleine et nuisible ; elle
ne tuera qu'un demi ou un quart d'homme.
L'auteur propose des textes volontairement disparates,
dans des tonalités variées. Ces courts récits dessinent les
morceaux constitutifs de l'Homme, un Ego en pièces détachées
: le visage, les membres (la jambe de Lord Uxbridge),
la voix, les gestes, la langue maternelle, l'odorat, l'ennui, la
lecture, les états d'âme, les rêves, les ombres, les carnets...
Comment tout cela va-t-il finir ?