Sur les eaux chinoises.
Hélène, jeune artiste peintre, rencontre Pierre Fortier. Deux mois plus tard, elle l’épouse et le suit en Chine. Elle avait imaginé, devant le paravent chinois de sa tante Louise, un pays raffiné, des femmes vêtues de jade et de soies délicates, des jardins enchanteurs. Le choc de la réalité est violent. A Shanghai, en 1930, luxe effréné et misère sordide voisinent. C’est le règne du « roi dollar », de l’avidité des affairistes étrangers et de l’hostilité des Chinois. La Révolution gronde.
Fortier, rigide et maladivement jaloux, est très différent de ce qu’elle avait rêvé. Elle se débat avec une inconsciente maladresse contre l’incompréhension qui croît entre eux. Et le désir d’être, quoi qu’il en coûte, libre de se consacrer à son art, loin des stéréotypes admis – mariage, docilité, sécurité – s’affirme de plus en plus en elle…
Ce roman, largement autobiographique, a été inspiré à Elise Rieuf par l’histoire de son mariage avec l’architecte Paul Veysseyre, des 3 années vécues avec lui à Shanghai entre 1927 et 1930 et de leur séparation.
Le Musée Municipal Elise Rieuf de Massiac présente son œuvre depuis bientôt trente ans.