Saint Louis de Gonzague naquit presque sur les marches d’un trône ; un sang noble et généreux coulait dans ses veines. Les plaisirs entourèrent son berceau et sourirent à son enfance, mais il n’en laissa jamais pénétrer jusqu’à son âme les perfides douceurs. Les richesses et la gloire lui offrirent leurs attrayants prestiges, Louis les méprisa, et celui qui aurait pu être un brillant chevalier, entouré de joies et de richesses, revêtit, aux plus beaux jours de son adolescence la livrée de l’obéissance, de la charité et de la pauvreté dans un Ordre religieux où l’on renonce même aux dignités que l’Église peut conférer. Il fut un parfait religieux. Sa pureté a égalé la pureté des Anges, sa mortification a surpassé les austérités des plus courageux pénitents, il a su conserver au milieu des épines de la souffrance le lis éclatant de sa virginité. Il priait comme on prie dans le ciel.
Dieu seul connaît l’efficacité du patronage de saint Louis de Gonzague, l’homme ne saurait en raconter les effets merveilleux. C’est dans le but d’augmenter, s’il est possible, la gloire de saint Louis de Gonzague et de contribuer à l’extension de son culte que nous avons réuni et que nous publions les rares et précieux opuscules échappés à sa plume.