Le manque de terres saines a généré une stratification spatiale de la société. Alors que la grande majorité des habitants vivent dans les immeubles souterrains des centres urbains, les plus privilégiés se sont isolés dans d’imposants immeubles en superstructure. Leurs mondes sont parallèles. Le travail humain s’est raréfié au point que les non productifs sont contraints d’accepter le pacte de la misère : perdre leurs droits et accomplir un travail délétère dénué d’utilité en contrepartie d’une rémunération de l’Etat. La population est pourtant tranquille, anesthésiée au numérique et à l’immédiateté. Un pouvoir désincarné veille sévèrement à la paix civile d’une main, l’autre encourageant la consommation et les vices à des fins de régulation sociale.
Jan, un non productif s’éreintant au Bloc du Travail Solidaire S-21, combat sa condition en secret, et surtout l’interdiction d’avoir un enfant. Déphasé et vieillissant, Robert tente lui aussi de changer les choses. Par la parole et par la foi. Ines fait partie de l’élite politique et économique mais ses actions ambigües l’ont amenée sur une ligne de crête. Cadre dirigeante de Mimdplant, Daniela ne se retrouve pas dans le nouveau projet de son entreprise d’étendre l’accès des implants cérébraux aux mineurs.
Existe-t-il encore un espoir dans cette société ou faut-il le chercher ailleurs ? Chacun des personnages sera confronté à cette question et y apportera ses propres réponses.