D’Oxford à l’île d’Yeu, en passant par Londres et Paris, le parcours de Christopher Thiéry est tout sauf banal.
Citoyen français et sujet britannique, né en 1927, la carrière d’interprète de conférence embrassée de 1949 à 1999 va comme un gant à ce parfait bilingue.
Nombre d’autres activités ont émaillé sa longue vie : il fut membre fondateur, puis président de l’Association Internationale des Interprètes de Conférence (AIIC), auteur d’une thèse de doctorat consacré au bilinguisme soutenue en Sorbonne, il fut maître de conférences, puis directeur adjoint de l’École Supérieure d’Interprètes et de Traducteurs (ESIT, Paris III Sorbonne Nouvelle).
D’abord interprète permanent à l’OECE et puis l’OTAN, ensuite freelance pendant une trentaine d’années, en 1979 Christopher Thiéry fut nommé interprète officiel au Quai d’Orsay, responsable de la cellule de recrutement d’interprètes pour le ministère et la présidence de la République.
Au service de cinq présidents de la République et des générations de ministres, ce père de famille fut aussi traducteur, corédacteur de l’histoire de l’AIIC et même, à ses heures, poète et auteur dramatique.