Strasbourg, 1997.
Les journées de Joseph Malzer, 81 ans, se suivent et se ressemblent dans son appartement du centre-ville. Le vieil homme mène une vie paisible, réglée comme du papier à musique.
Son ami Henri Hornung va provoquer un séisme dans cette routine bien huilée.
Joseph devra remettre en cause confort et certitudes pour surnager dans un monde qu’il redécouvre. Entre un passé envahissant, un présent laborieux et un avenir trouble, il se surprend à renaître, pour le meilleur et pour le pire. La parole à Henri Hornung
Joseph n’est pas un mauvais bougre. Mais il n’a pas, ou plus, les pieds sur Terre. Il vit dans son petit monde, sans contraintes, au fond de sa caverne. Peut-être qu’il a été trop gâté. Par moi ces dernières années ? Certainement ! Par Germaine avant moi ? Je ne m’avancerai pas sur ce terrain glissant. Peut-être bien que oui, peut-être bien que non. Je laisserai aux Malzer le soin de répondre à cette question.
En tout cas, je vais le sortir de sa torpeur. Croyez-moi, il ne s’attend pas au coup de pied au derrière que je vais lui mettre !
Il sera bien obligé de réagir. Je sens que ça va m’amuser, de l’observer se dépatouiller entre Marcelle Bauer, Clément, Benoît et la gestion de son quotidien.
L’occasion pour moi de vous servir un de mes vieux dictons : Mieux vaut très tard que jamais !