« Le grand desir du plaisir admirableSe doit nourrir par un contentementDe souhaicter chose tant agreable,Que tout esprit peult ravir doulcement.O que le faict doit estre grandementRemply de bien, quand pour la grande envieOn veult mourir, s’on ne l’a promptement :Mais ce mourir engendre une autre vie. »Le chant, le cri d’amour rimé de Pernette du Guillet, morte de la peste en 1545, disciple amoureuse du grand Maurice Scève. On verra se dessiner ici, sous la plume d’une des plus brillantes poétesses de langue française, un « art d’aimer » délicat et douloureux.