Parce que 14% des Français déclarent avoir été victimes de maltraitances – physiques, sexuelles et psychologiques – au cours de leur enfance.Parce que 80% des violences faites au plus jeunes sont commises par l’entourage familial.Parce que la maltraitance infantile peut être physique, psychologique, sexuelle ou relever de la négligence et qu’elle peut être plusieurs voire toutes ces violences à la fois.Parce que 45% des Français suspectent au moins un cas de maltraitance dans leur environnement immédiat – familles, voisins, collègues, amis proches.Parce que la maltraitance psychologique est insidieuse : humiliations, agressions verbales, dévalorisations systématiques, indifférence, rejet ou refus affectif, menaces ou exigences, etc.Parce que la maltraitance psychologique provoque de lourdes séquelles sur l’enfant et l’adulte à venir mais que cela ne se voit pas forcément physiquement.Parce que personnellement, j’ai été victime d’une telle maltraitance pendant plus de 15 ans et que, malgré des appels à l’aide, personne ne m’a secourue, par peur ou par manque d’information.Parce qu’en tant qu’adulte, on ne sait pas forcément quoi faire lorsqu’on soupçonne une maltraitance à l’encontre d’un enfant ou qu’on a été témoin d’un acte de maltraitance, physique ou psychologique.Parce que je veux participer à mon niveau à ouvrir une brèche, à sonner l’alarme quand la plupart des enfants maltraités subissent entre les murs du foyer familial.Parce que je veux que les enfants et adolescents vivant des maltraitances psychologiques comprennent que la maltraitance sans hématome, ça existe et que ce n’est pas moins grave.Parce que je voudrais qu’ils se rendent compte qu’ils ne sont pas seuls et qu’ils peuvent trouver de l’aide.Parce que je veux apporter mon soutien à tous les adultes qui, comme moi, ont survécu à leur enfance, priant pour qu’elle se termine, alors qu’ils auraient voulu la déguster puis la regretter.Parce qu’enfin je sais qu’il est difficile de se reconstruire après un départ dans la vie si chaotique.Pour toutes ces raisons, j’ai voulu livrer mon témoignage.