Imaginez… On vous annonce qu’il vous reste seulement vingt-quatre heures à vivre sur cette terre. Vous êtes un privilégié aussi, ces dernières vingt-quatre heures vous sont offertes comme une option possible de rachat. En cas de réussite, vous poursuivrez votre vie dans un autre univers, sinon vous serez désintégré sauf si le malin vous joue un tour. Et si c’était vrai ? Au crépuscule de votre vie, quel regard porterez-vous sur les vestiges de votre passé, vos actes manqués, vos amours déchus, vos regrets amers, vos réussites factices et vos succès éphémères ? L’illusion de la richesse d’une vie qui se fissure au fur et à mesure de l’inexorable écoulement du temps qu’il vous reste à vivre sur cette terre. Qu’aimeriez-vous que l’on retienne de vous ? Au-delà des croyances personnelles, cette histoire sonne le glas de votre possible réveil, avant qu’il ne soit trop tard. Entendez-vous votre horloge ? Tic-Tac, Tic-Tac… Tic-Tac, Tic-Tac… C’est le temps qui passe… Non, c’est la mort qui approche. Alors vivez comme si vous alliez mourir demain et apprenez comme si vous alliez vivre pour l'éternité.
Dans ce roman, c’est un scientifique qui parle. Masquant pudiquement la profondeur de son propos en croisant des mots trash et des mots tendres, Patrick Jaulent nous réconcilie avec la mort.
Notre vie sur terre n’est qu’un épisode, le voyage n’est pas terminé. Tout comme le bonheur est le chemin, non la ligne d’arrivée.
EXTRAITS
Si vous pouviez voir dans le cœur d’une femme, vous seriez choqué par les fêlures, les abîmes du doute, la peur et la douleur qu’il contient. C’est une écorchée vive qui a encaissé les coups et ravalé ses larmes, et pourtant, elle continue d’aimer comme si elle n’avait jamais été brisée.
Ce qu'une femme veut, c'est de la douceur et de la tendresse. Ce qu'un homme veut, c'est une femme.
Tu as commencé à me manquer avant même que nous ne nous rencontrions.
Je te chercherai dans chaque vie, et je t’aimerai dans chacune.
La rage fait place aux larmes. Avec la force du désespoir il lui murmure à l'oreille : « Ya pihi irakema », Laurence. Pour dire je t'aime, les indiens Yanomami en Amazonie disent : Ya pihi irakema, qui signifie j'ai été contaminé par ton être - une partie de toi vit en moi et y grandit.