Difficile d’imaginer un zombie avec une conscience, et pourtant…A choisir, Pat Miller aurait préféré rester comme il était ; veuf, pas très causant, un peu bourru, mais pas méchant. Bel homme, en plus, pour un quadragénaire.Mais pour ça, il aurait dû éviter de se faire mordre. Le virus est entré en lui comme une bourrasque de vent dans une maison. A ceci près qu’il n’a pas tout ravagé. L’intérieur a certes subi quelques sérieux dommages, mais l’extérieur, lui, a été préservé. Du moins, si l’on fait abstraction des trous et autres blessures que son corps arbore et qu’il s’évertue à dissimuler intelligemment sous ses habits…Ce qui est remarquable, en fait, c’est qu’il n’a pas perdu la tête. Comprenez par là qu’il peut encore penser, réfléchir, bref, tenir une conversation à peu près censée avec le premier quidam venu.D’un autre côté, qui dit remarquable ne veut pas dire formidable… Car, à trop penser, on finit par titiller sa conscience. Et si de son vivant, Pat Miller n’a jamais eu de problème avec elle, là, rien n’est plus pareil. Elle est devenue envahissante, exaspérante, et affreusement rabat-joie ! Surtout depuis que la séduisante Armel Bronx a fait irruption dans sa vie…Relevé d’un soupçon d’immoralité et d’une petite pincée de grivoiseries pour vous faire rire entre deux frémissements d’horreur, ce livre apporte une vision pittoresque des zombies au travers d’un personnage caricatural, parfois grotesque, souvent répugnant, mais en fin de compte très attachant.