Le Traité de l’Unité (Risâlatul-Ahadiyah) d'Ibn Arabî, traduit par Yvan Aguéli
La vie d'Ibn Arabî (1165-1240)
Ibn Arabî est né en 1165 à Murcie en Espagne. Descendant du légendaire poète arabe Hatem at-Ta'i, la postérité le désignera comme le Shaykh al-Akbar (le plus grand des maîtres) et aussi le Shaykh Muhyi-ad-Dîn (le vivificateur de la religion). Sa vie toute entière sera un témoignage. Il parcourra inlassablement l'Espagne, le Maghreb et l'Orient durant plus de trente années. Prières, invocations, retraites spirituelles et compagnonnages se combineront avec la rédaction de son œuvre magistrale et incomparable. En 1223, il s'établira à Damas où il demeurera jusqu'à sa mort en 1240. L'oeuvre d'Ibn Arabî
Plus de 800 ouvrages lui sont attribués. Parmi ceux-ci, on trouve son œuvre maîtresse : les Fusûs al-Hikam (« Les Chatons des Sagesses ») ainsi que Al-Futūḥāt al-Makkiyya (Les Illuminations mecquoises), ouvrage volumineux en 37 tomes et 560 chapitres. Le Traité de l'Unité
Le petit traité que nous voulons traduire est aussi souvent désigné par : « L’épître de la connaissance du Seigneur par la connaissance de soi-même ». Il est un des plus intéressants qui existent sur la question. Les manuscrits abondent, mais ils sont rarement exacts et présentent beaucoup de variations du texte primitif. Celui-ci est donc à restituer, mais ce travail n’offre pas de grandes difficultés en la circonstance. La pensée dominante est très claire, de sorte que les différentes rédactions et les nombreuses fautes des copistes ne constituent aucun obstacle à l’intelligence parfaite du texte. Note à propos du traducteur Yvan Aguéli
Yvan Aguéli est aussi connu sous le nom de Shaykh Abd al-Hadi Aqhili suite à sa conversion à l'Islam. Sa métaphysique, empreinte d'ésotérisme islamique, était influencée par Ibn Arabî. Il s'installe à Paris dans les années 1890 ; il vivra également au Caire et à Colombo (Sri Lanka). Yvan Aguéli est connu pour avoir initié le métaphysicien René Guénon au soufisme et éveillé son intérêt pour l'Islam vers 1910.