Jeanne est femme, et elle est mère.Elle pourrait être heureuse. Mais il y a ce couvercle, là, sur sa tête, qui l’empêche de respirer et puis des envies fugaces de rejoindre son amie Marie qui se cogne à un cancer.Mais Jeanne aime le grand air, le bleu du ciel, la pluie, le miroir des lacs dormants des montagnes et puis les gens, aussi. Elle voudrait tout voir, profiter d’un rien, ne plus vivre pour avoir mais pour projeter d’être.Alors elle chausse ses baskets, et elle se met à courir. Jeanne se régénère. Chaque sortie fait ressurgir un flot de souvenirs, et ainsi, à détricoter ses petits bonheurs, elle recoud ses blessures et avance dans sa vie.Ce livre raconte une renaissance par le sport. La course est un prétexte, une métaphore. Le principal, c’est de faire un pas, et de recommencer.C’est toujours le même pas que l’on recommence, est le premier écrit de Sophie Valantoine.Auteure et conseillère éditoriale dans l’édition technique (le moulage du buste, l'atelier du jeans, aux éditions Eyrolles), enseignante en modélisme de mode, elle vit à Lyon. La course à pied et la randonnée sont ses essentiels. Ses sorties urbaines, champêtres ou alpestres font germer des envies, des idées, des désirs. Elle avance et chacune de ses enjambées est dédiée à la vie.