« Un air de musique classique flottait dans l’air et je reconnus la voix douce et mélancolique de notre diva égyptienne Oum Kalthoum. Je sus par ce signe que l’heure était à l’apaisement après la tempête provoquée hier par ma fugue. Je me remémorais avec douleur détail par détail le déroulement de la soirée. Je me sentais coupable du bazar que j’avais provoqué et fis mine de dormir encore. Un parfum d’oud emplissait la pièce pour conjurer le sort et éloigner les mauvais esprits. Cette odeur me rappela soudain les jours de fêtes, les jours heureux et je sus que je serai pardonné. »
Dans ce récit émouvant, le narrateur raconte au fil de l’eau des anecdotes joyeuses et douloureuses, prévisibles et improbables qu’il a vécues enfant. L’auteur dépeint en filigrane le Maroc révolu de son enfance, avec ses conservatismes, ses règles implicites, ses contradictions, ses douceurs et sa volonté de progrès.