« Ceci est un texte d'esthétique. Face à l'état de la société occidentale, je ne dis pas ce qu'il faut faire, ou comment il faudrait agir. J'essaie de prendre le problème à la racine. Et, là où des gens comme Houellebecq ou Muray avaient laissé le « dossier », comme ils disent, je le reprends. J'essaie de traiter le phénomène de la Désincarnation comme quelque chose d'inéluctable, en tout cas dans les esprits, et non pas comme une mode, ou un passage. Même si je sais qu'il se fera forcément, peu à peu, un « consensus » entre la désincarnation et le réel. Dans le sens où nous intégrerons toujours un petit peu plus de virtuel dans nos vies, et oublierons ce qu'était le réel. A partir de là, il appartient à chacun d'y voir un moyen ou non de se libérer de l'emprise psychologique qui règne sur nos esprits. D'inventer des moyens de se battre, de communiquer. Et de créer une boîte à outils suffisamment éclectique pour y puiser de quoi reprendre un peu d'ascendant sur nos vies.»