Au nord du centre-ville de Montpellier, une aile de l’asile psychiatrique avait été reconvertie en centre de rétention. Tous les prisonniers étaient mélangés, les malades, les fous, les gens normaux, les jeunes comme les vieux, seul le sexe les séparait.
Enfermées dans une grande salle aux murs sales, au sol crasseux et froid, des femmes de tous les âges et de toutes couleurs, certaines voilées, d’autre pas, hurlaient, criaient, se lamentaient. Toutes abattues et désespérées, elles pleurnichaient, le visage caché derrière leurs mains, assises à même le carrelage glacial. Des seaux posés dans les angles servaient de toilettes, sans aucune intimité ni hygiène, laissant échapper de fortes odeurs nauséabondes et insupportables.
Lundi 22 mai 2017, une femme est retrouvée morte au fond du tramway, ligne 2, sur la place de la comédie en plein centre de Montpellier. Assassinée d’une balle dans la tête, mais aucune trace de sang, ni de balle, ni papier sur elle et personne n’a rien vu ni entendu. La victime est totalement inconnue. Unique témoin, une SDF fumée comme une saucisse qui puait l’alcool, pour ainsi dire, rien de sérieux.
L’affaire commence mal pour Marc Mercier, commissaire à la brigade criminelle, habitant La Grande Motte. Cette histoire va l’entraîner dans des rebondissements incroyables, une enquête de plus ou de trop, tout autant palpitante et intrigante. Au milieu de flics ripoux, d’élus corrompus, de gangsters qui n’hésiteront pas à tuer pour arriver à leurs fins, il devra tenter de sauver sa vie et celles de ses amis.