Skip to content

👉 Acheter des livres - Nos frais de port sont gratuits en point relais !

Recyclivre - l'occasion fait le lien

Concours d’écriture 2026 : le texte gagnant

Concours d’écriture 2026 : le texte gagnant

19 mai 2026

Du 11 mars au 8 avril 2026, nous vous avons proposé de nous envoyer vos textes autour de la thématique de la transmission, dans le cadre de notre grand concours d’écriture ! Après deux éditions réjouissantes en 2024 et 2025, nous avions hâte de découvrir le cru 2026, et nous n’avons pas été déçus : vous êtes 232 à avoir répondu à notre appel et à nous envoyer vos écrits.

Notre jury était composé de 8 collaborateurs Recyclivre : Anthony, Clara, Emilie, Gwendal, Inès, Jesse, Johan et Mathilde. Nous avons tous consacré des heures à vous lire et à sélectionner nos histoires favorites. Nous avons le plaisir de vous faire découvrir le texte qui a obtenu le coup de cœur du jury, « Le bouton rouge », écrit par Sarah Jeancour. Bonne lecture !

Le bouton rouge

Quand j’essayais, moi, le fil refusait presque toujours d’entrer du premier coup. Je levais pourtant l’aiguille vers la lampe, l’œil droit fermé, comme si cela pouvait aider. Ma grand-mère me regardait faire avec ce petit sourire à elle, me laissant, le fil et moi, nous débrouiller ensemble.

C’est elle qui m’a appris l’art de faire entrer un fil dans le chas d’une aiguille. Elle l’humidifiait d’un bref passage sur la langue, le pinçait entre deux doigts, l’enroulait sur lui-même et l’enfilait presque sans regarder. Une seconde plus tard, il était à sa place.

Aux côtés de ma grand-mère, j’y ai toujours connu une boîte à couture : une vieille boîte à biscuits cabossée qui sentait le fer et la lavande. Et, posé à part sur le couvercle renversé, ce bouton rouge, épais, plus beau à mes yeux que tous les autres. Elle disait : celui-là, pas touche. Il a déjà vécu son histoire. Alors pour me distraire, elle m’apprenait à faire un nœud solide sans épaissir le tissu, piquer à l’envers pour que ça tienne mieux, et laisser un peu de jeu au fil pour que l’étoffe respire. Avec elle, il y avait toujours dans mes mains de quoi tenir. Je crois qu’elle m’aimait ainsi.

De mon enfance, j’ai le souvenir d’une cuisine petite et jaune de fatigue où le papier peint se décollait au-dessus du radiateur. Ca m’amusait d’en soulever un peu plus le bord. Ma mère allait et venait d’une pièce à l’autre, ramenait du linge dans une manne sur sa hanche et pestait pour une ampoule cassée ou un lave-vaisselle en panne. Il me semblait qu’elle portait la maison autrement que Nanou : moins avec les doigts mais davantage avec le dos. Nous étions trois : ma grand-mère avec ses mains à raccommoder, ma mère avec son dos à porter, et moi qui regardais pour apprendre.

De temps en temps, Nanou levait les yeux de son ouvrage pour me parler d’ailleurs et j’avais toujours l’impression qu’elle en revenait. Elle lisait beaucoup : pas pour briller, mais avec une faim qui lui était intime. Il y avait souvent, près de sa boîte à couture, un livre ouvert à l’envers pour ne pas perdre la page, et dans sa bouche certaines histoires me semblaient avoir vraiment eu lieu. Elle répétait que le monde était plus grand que la rue où l’on était née et qu’une femme ne devait pas laisser sa vie se refermer sur elle comme un tablier qu’on noue trop serré. Ensuite elle revenait à sa couture. Il y avait dans ses mains une sûreté qui me rassurait plus que les verrous aux portes de notre building de banlieue. Même si ses doigts étaient un peu tordus aux jointures, le fil lui obéissait.

-Donne-moi ton gilet, disait-elle.

Ou bien la jupe. Ou le pull. Il manquait presque toujours quelque chose à quelque chose dans cette maison. Le bouton rouge, lui, nous regardait toujours. Je le voyais chaque soir, posé là près de la boîte, dans une petite soucoupe ébréchée. Mais lui, on ne le cousait jamais sur rien. Il n’allait ni sur les gilets d’école ni sur les vestes de travail. La première fois que j’ai tendu le doigt vers lui, ma grand-mère a dit, sans élever la voix :

    -Pas celui-là.

    -Pourquoi ?

    -Parce que.

    Quelques jours plus tard, peut-être parce qu’il pleuvait depuis le matin, elle a ajouté :

    -Il vient d’un manteau.

    Puis, après un silence :

    -D’un manteau d’avant.

    J’imaginais un manteau long, serré à la taille, avec un grand col qu’on relève contre le vent. Un manteau qui aurait connu les gares, les attentes et les rendez-vous mouillés. Un manteau qui n’était plus là, mais dont le bouton était resté.

    Un soir, alors qu’elle défaisait l’ourlet d’une robe, j’ai eu l’audace de demander :

    -Il était à qui, le manteau du bouton ?

    Elle a mis du temps à répondre.

    -À moi. Enfin presque.

    Il y avait dans ses yeux couleur myosotis une lueur que je ne lui connaissais pas. Comme si, derrière la vieille femme au gilet gris et à l’odeur de savon et de soupe, une autre était restée debout quelque part, jeune encore, droite dans le froid, les mains élégantes, avec ce manteau sur les épaules.

    -C’était un beau manteau ?

    -Trop beau pour moi.

    Elle n’en a pas dit davantage et a dévié la conversation vers la guerre et les jours où elle jouait les contrebandières en cachant dans la doublure de ses jupes du beurre ou d’autres victuailles.

    Quand Nanou est morte, ma mère et moi avons vidé ses armoires sans méthode, à fouiller dans les poches d’un fantôme. Nous étions encore trois, d’une certaine manière : ma mère qui repliait, moi qui ouvrais, et Nanou partout dans l’ordre têtu des choses. Dans le tiroir du bas, sous des napperons repris cent fois, il y avait un cahier à couverture noire. Pas un journal ; plutôt une suite d’articles et de villes, la vie d’un homme notée de loin. J’ai reconnu quelques noms dans les histoires racontées : Essaouira, Alger. Ces ports où il m’a semblé qu’elle y avait posé les pieds. Ou quelque chose d’elle. Et dans la boîte à biscuits, parmi les épingles, le bouton rouge dormait toujours. Je l’ai pris dans ma main : il m’a semblé plus léger que dans mon souvenir.

    -Tu connais son histoire ? ai-je demandé à ma mère.

    Elle a souri. Puis elle m’a raconté qu’un bal avait eu lieu dans une ville voisine et que Nanou, fille de fermier, avait emprunté à la fille du pharmacien un manteau rouge, trop élégant pour elle. C’est ce soir-là qu’elle l’avait rencontré : l’homme du carnet noir. Pas une amourette. Pas quelque chose qu’on oublie. Ils avaient passé le week-end à fouler les rues, à marcher longtemps, sans presque jamais se lâcher. Nanou disait qu’après cela, elle aurait pu mourir et qu’elle avait connu de la vie ce qu’elle voulait en connaître.

    -Pourquoi s’être quittés alors ?

    Ma mère a haussé les épaules.

    -Il ne l’a pas quittée. C’est elle qui est partie.

    Il était d’un monde qui n’était pas le sien. Il aurait bien fallu, à un moment, dire qui elle était derrière ce manteau rouge emprunté. Ma mère disait qu’elle s’était tue avant d’avoir à le faire et qu’elle avait préféré disparaître. Le manteau avait été rendu à la pharmacienne avec un bouton manquant. Celui-là s’était défait cette nuit où ils avaient ri trop fort, ou marché trop vite, ma mère ne savait plus. Elle savait seulement ceci : ma grand-mère l’avait gardé, et jamais recousu.

    -J’aurais tant aimé l’apprendre d’elle.

    Ma mère n’a pas connu son père, sinon à travers ce carnet noir et ce bouton rouge que Nanou avait gardé. Moi non plus, je n’ai pas connu le mien. Ce jour-là, j’ai regardé autrement les trous du bouton.

    Les années ont passé et je ne suis pas partie sur les routes. Mais j’ai aimé comme elles. C’était peut-être notre manière à nous de voyager.

    Un matin de novembre, j’ai ressorti mon manteau rouge, celui que je mets les jours de pluie et de fatigue. Il lui manquait un bouton au milieu. Je me suis assise à la table de la cuisine et j’ai sorti la vieille boîte à biscuits. Elle sentait toujours le fer et la lavande. Le bouton rouge était là alors je l’ai posé un instant sur mon manteau, juste pour voir. Puis j’en ai pris un autre, par fidélité.

    Lorsque j’ai coupé un morceau de fil, je l’ai humidifié d’un bref passage sur la langue, je l’ai pincé entre deux doigts, et le fil a trouvé le chas du premier coup. Je connaissais déjà ces gestes. Ils étaient passés de ses mains aux miennes sans que je m’en aperçoive. J’ai cousu lentement, en entrant par l’envers et en laissant un peu de jeu pour que l’étoffe respire, et le bouton a pris sa place. Au lieu de chercher les ciseaux, j’ai porté le fil à ma bouche, je l’ai tenu entre mes dents et j’ai mordu.

    Ma main est venue se poser sur mon ventre. Il n’y avait encore rien à voir. Rien qu’une promesse minuscule. Quelque chose de presque rien, mais déjà là. Alors j’ai pensé à leurs mains, aux siennes, à la mienne, à tout ce qui se transmet sans bruit, et à tout ce qui s’interrompt. Ma paume s’est refermée un peu plus sur mon ventre et je t’ai promis cela : il n’y aura pas, pour toi, un trou de plus dans le bouton.

    Sarah Jeancour

    Post Views: 232

    Actualité Recyclivre, Evénements
    concours écriture

    Post navigation

    PREVIOUS
    Ces livres sont censurés : lisez-les !
    NEXT
    Grande collecte de livres à Nantes en mai !

    48 thoughts on “Concours d’écriture 2026 : le texte gagnant”

    1. Mateo dit :
      15 juin 2026 à 17h19

      J’ai vraiment adoré
      Ces souvenirs de vie avec sa grand-mère..
      C’était tellement vrai et émouvant
      Je vous félicite Sara
      Continuez
      C’est très prometteur
      J’étais en haleine jusqu’au bout

      Répondre
    2. Kelly dit :
      1 juin 2026 à 15h52

      Bravo Sarah, quel superbe texte !
      C’est très intense en émotions et je comprends ce besoin de se souvenir pour transmettre 🙂

      Répondre
    3. Nadia dit :
      30 mai 2026 à 16h19

      Bravo Sarah pour ce texte qui relie avec finesse mémoire, amour, absence et transmission.

      Répondre
    4. Imbert Armande dit :
      27 mai 2026 à 18h23

      Magnifique histoire pleine de sensibilité et d’émotion Sarah…et qui me touche tout particulièrement.
      Ma Grand Mère adorée cousait elle aussi et sa boîte à couture en bois était pour moi un véritable trésor petite…
      Beaucoup d’émotion en vous lisant…

      Répondre
    5. Michèle Pujol dit :
      25 mai 2026 à 18h12

      Très beau, très émouvant

      Répondre
      1. jeancour dit :
        30 mai 2026 à 14h21

        Merci 😉

        Répondre
    6. Yvette Tastard dit :
      22 mai 2026 à 15h22

      Bravo pour ce texte tout emprunt de douceur, de respect et de poésie …

      Répondre
      1. sarah dit :
        30 mai 2026 à 14h21

        Merci Yvette.

        Répondre
    7. Frédérique dit :
      21 mai 2026 à 10h29

      Émouvant ! C’est fluide, précis et tellement prégnant.

      Répondre
      1. sarah dit :
        30 mai 2026 à 14h21

        Merci Frédérique 🙂

        Répondre
    8. Daniela dit :
      21 mai 2026 à 8h40

      Quel beau moment passé à vous lire, avec autour de moi une légère teinte de rouge tellement apaisante. Merci

      Répondre
      1. sarah dit :
        30 mai 2026 à 14h22

        Plaisir au rouge qui vous accompagne 🙂

        Répondre
    9. le parc dominique dit :
      20 mai 2026 à 19h43

      Quelle jolie histoire! agréable à lire,simple ,humain,beau .La transmission est si belle,le partage important . Les émotions remontent au fil du texte.Bravo Sarah et continuez d’écrire car vous avez un vrai don!!

      Répondre
      1. sarah dit :
        30 mai 2026 à 14h22

        Merci à vous 🙂

        Répondre
    10. virginie leloup dit :
      20 mai 2026 à 18h13

      Plein d’émotions, mes yeux brillent, la chaleur des souvenirs m’enveloppe. Bravo et merci

      Répondre
      1. sarah dit :
        30 mai 2026 à 14h23

        Merci 🙂

        Répondre
    11. Roux Serge dit :
      20 mai 2026 à 17h15

      En vous lisant, j’ai visualisé les boîtes à coutures de mes deux mamy(s) conservées dans mon bahut après leur décès. Je me suis revu auprès d’elles lors de leurs travaux d’aiguilles. Nanou c’est un peu d’Alberte, un peu de Solange… Un texte si doux, comme le chaud regard d’une grand-mère. Merci. Je rêve, pour vous d’un recueil de fragments, autour de ces moments privilégiés, dans sa cuisine, dans sa chambre, dans son jardin à Nanou. Pourquoi pas ? Serge.

      Répondre
      1. sarah dit :
        30 mai 2026 à 14h25

        Plaisir à imaginer Alberte et Solange sortir de leur boîte à couture 🙂

        Répondre
    12. Sophie dit :
      20 mai 2026 à 15h38

      Félicitations Sarah, c’est magnifique et très émouvant…!

      Répondre
      1. sarah dit :
        30 mai 2026 à 14h26

        Merci Sophie

        Répondre
    13. Francoise porte dit :
      20 mai 2026 à 15h10

      Bravo pour ce texte, sensible, émouvant, pudique vous avez une « belle plume ».
      Merci et bon choix du jury Recyclivre
      Françoise

      Répondre
    14. Anne-Florence dit :
      20 mai 2026 à 14h24

      L’émotion se tisse au fil des mots, quelle étoffe familiale magnifique et bouleversante ! Un immense bravo pour votre écriture !

      Répondre
    15. AUDE MARQUAILLE dit :
      20 mai 2026 à 14h16

      Bravo!
      Récompense méritée! Votre récit est magnifique et mériterait une suite et une publication.
      On a vraiment envie d’en savoir plus sur ces 3 générations et la 4eme en devenir!
      Continuez d’écrire, vous êtes faite pour ça Sarah!
      Aude, une lectrice qui aimerait avoir ou prendre le temps d’écrire…

      Répondre
    16. Nicole MILLET dit :
      20 mai 2026 à 14h08

      Un texte émouvant qui fait remonter des souvenirs d’enfance ! bravo pour l’écriture et l’idée !

      Répondre
    17. Isabelle dit :
      20 mai 2026 à 14h04

      Bravo, c’est magnifique !
      J’en ai les larmes aux yeux.

      Répondre
    18. Couedel dit :
      20 mai 2026 à 13h29

      Tellement magnifique et émouvant !

      Répondre
    19. bea dit :
      20 mai 2026 à 11h47

      Bravo ! votre texte est très subtil, bien écrit, vous montrez tellement joliment votre sensibilité !
      vous avez du talent, continuez !

      Répondre
    20. Jérôme dit :
      20 mai 2026 à 10h56

      Bravo pour ce très beau récit, juste, émouvant et captivant jusqu’à la dernère ligne.

      Répondre
    21. Brelet dit :
      20 mai 2026 à 10h52

      Très joli texte, simple, bien construit, mais tellement rempli de souvenirs et d’émotion.
      Félicitations

      Répondre
    22. Chloys dit :
      20 mai 2026 à 10h43

      Un récit très émouvant!

      Répondre
    23. Marie LB dit :
      20 mai 2026 à 10h31

      Merci Sarah
      Avec vos mots, leur agencement, les vides parmi les pleins du récit, je suis avec Nanou, votre mère, vous et ce petit être en devenir …
      Vos vies me semblent si belles par ce que vous en laissez entrevoir, ce que nous avons, grâce à votre délicatesse, pu en imaginer.
      Votre talent est incroyable
      Marie Sarah

      Répondre
    24. Delphine dit :
      20 mai 2026 à 10h27

      Une jolie petite pépite qui m’a mis les larmes aux yeux ! Quand les transmissions se font de génération en génération sans que l’on en comprenne les causes et que l’on ne se rend pas compte des conséquences … J’ai beaucoup aimé … et vous n’avez rien à envier aux auteurs publiés ! Félicitation !!!

      Répondre
    25. Marie Guedj dit :
      20 mai 2026 à 10h27

      Quelle magnifique surprise que ce texte ! Irrésistible.

      Répondre
    26. Anne dit :
      20 mai 2026 à 10h19

      Merci pour cebeaux textes. Des souvenirs reviennent et des bons moments partagées entre nos générations. Bravo et continueée à écrire, c’est tellement touchant.

      Répondre
    27. aurelien Labrot dit :
      20 mai 2026 à 10h16

      Très beau texte !

      Répondre
    28. Koenig Catherine dit :
      20 mai 2026 à 10h14

      Un texte impossible à lâcher, une belle écriture, simple et fluide, très émouvat: j’adore
      Catherine

      Répondre
    29. Françoise BIGORIE dit :
      20 mai 2026 à 9h50

      J’en ai eu les larmes aux yeux. L’écriture est votre compagne, ne la quittez pas. Bravo et merci …

      Répondre
    30. FOUQUET dit :
      20 mai 2026 à 9h46

      Très belle histoire, les « non dit » sont toujours difficiles à percer. Cette histoire doit nous faire comprendre qu’il faut toujours dire les choses même si elle sont déchirantes pour celui qui les dit mais tellement réconfortantes pour celui qui écoute.
      Bravo encore pour cet écrit.
      Fabien

      Répondre
    31. Petes dit :
      20 mai 2026 à 9h45

      Une nouvelle d un écrivain professionnel
      Vous savez raconter avec saveur
      C est une madeleine de Proust qui m. enveloppe plein de douceur et de vérité
      Merci c est une belle parenthèse de vous lire

      Répondre
    32. Maurin dit :
      20 mai 2026 à 9h36

      Merci pour ce texte qui sent bon l’enfance et la nostalgie…doux comme un roudoudou fabriqué sur le bord de la cuisine…

      Répondre
    33. Evelyne Tronchon dit :
      20 mai 2026 à 9h33

      c’est un très beau texte les détails le décor sont bien racontés on se représente bien la scène dans la tête.
      j’ai essayé d’écrire le mieux possible ce que j’ai ressenti à la lecture de ce texte, mais je n’ai pas le talent de l’auteur du texte

      Répondre
    34. Émilie dit :
      20 mai 2026 à 9h32

      Merci à Recyclivre pour le partage de ce très beau texte ! Et merci à l’autrice de nous offrir ce temps suspendu de lecture…

      Répondre
    35. pascale nallet dit :
      20 mai 2026 à 9h32

      Merci Sarah pour ce beau moment, touchant de nostalgie, de douceur, de poésie et de féminité tissant les liens profonds qui nous rattachent à notre lignée. Merci pour ce partage.

      Répondre
    36. Joëlle Dambrine Leclercq dit :
      20 mai 2026 à 9h31

      Ce bouton nous emmène vers le choix de l’indépendance d’une femme, choix transmis à sa fille et petite fille. Le toucher, l’odeur et l’on revit les moments chéris chez mémé, moments transmis je l’espère à ma petite fille . Que d’émotions !!!!

      Répondre
    37. Cécile Wynants Dandville dit :
      20 mai 2026 à 9h28

      Un texte touchant qui renvoie à l’enfance pour ceux qui comme moi ont connu leur grand-mère.
      Merci et bravo à vous Sarah.

      Répondre
    38. Fargues dit :
      20 mai 2026 à 9h26

      Bravo pour cette nouvelle si sensible et bien écrite

      Répondre
    39. Quéralt Simone dit :
      20 mai 2026 à 9h21

      Quelle belle histoire !!!!
      Pleine d’amour, de bienveillance et d’humilité.
      Elle m’a fait un coup au cœur et fait presque venir quelques larmes.
      Félicitations Sarah !

      Répondre
    40. Marie dit :
      20 mai 2026 à 9h14

      Magnifique, émouvant, touchant! N’arrêtez pas d’écrire !
      Merci pour ce texte !
      Marie 🙂

      Répondre

    Laisser un commentaire Annuler la réponse

    Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

    Newsletter

    Abonnez-vous à notre newsletter pour recevoir nos actualités et nos promotions !



    Merci !

    Vous êtes désormais inscrit à notre newsletter !

    Une erreur est survenue, merci de réessayer plus tard .

    Articles récents

    • Les romans feel-good qui vont vous redonner le sourire !
    • 1998 & 2018 : Les livres des années de nos étoiles ⭐⭐
    • 10 livres parfaits pour les journées ensoleillées !
    • Ces polars cultes ont été récompensés par de grands prix littéraires !
    • Quand les tableaux deviennent des énigmes

    Commentaires récents

    1. Maitreya sur Acheter des livres d’occasion en gros chez Recyclivre
    2. Maitreya sur Vendre vos livres facilement et rapidement avec Recyclivre
    3. Maitreya sur Ces trésors littéraires à (s’)offrir : l’élégance des éditions haut de gamme
    4. laurent marc sur Ces trésors littéraires à (s’)offrir : l’élégance des éditions haut de gamme
    5. Lagrange Patricia sur Vendre vos livres facilement et rapidement avec Recyclivre

    Archives

    Catégories

    • Actualité Recyclivre
    • Actualités
    • Engagements et Valeurs
    • Evénements
    • Idées lecture
    • Lu / Vu : les livres au cinéma
    facebook icone twitter icone
    1% pour la planète - icone b-corp icone

    Mentions légales  

    - © 2008-2025 Recyclivre.com

    cadena icone

    PAIEMENT 100% SECURISE

    cb icone visa icone mastercard icone