Si André Green est devenu une référence dans le mouvement psychanalytique
international, c'est que, au-delà de son débat historique
avec Lacan et de son rapport à Winnicott, son oeuvre vise à surmonter
certaines impasses du post-freudisme.
Issu d'un colloque de Cerisy (septembre 2004), cet ouvrage tente de
dégager un paradigme susceptible de dépasser la crise de la psychanalyse
contemporaine. La présence active d'André Green au coeur des débats,
celle d'importants acteurs du mouvement psychanalytique ainsi que
celle de spécialistes éminents de disciplines en dialogue avec la psychanalyse
(anthropologie, biologie, linguistique, philosophie) en font un
événement qui fera date.
À partir d'exposés généraux sur la pensée de Green (C. Botella,
F. Urribarri, C. Delourmel) et de la théorie et de la clinique des pathologies
non névrotiques (B. Brusset, C. Smadja, G. Haag, C. Balier,
R. Perelberg, G. Lavallée), nous nous sommes interrogés sur les modalités
variables et les déficits de la représentation (R. Roussillon,
M. Aisenstein, A. Denis, F. Duparc). Cet axe recoupe une discussion sur
la notion de subjectivation (R. Cahn, F. Richard) et le rapport du sujet
au langage et à l'éthique tant dans la cure que dans la culture
(G. Diatkine, P. Guyomard, P. Miller, N. Zaltzman), ce qui débouche sur
une approche renouvelée de la tiercéité (S. Botella). Les échanges
remarquables d'André Green avec R.-P. Droit, M. Godelier, J. Kristeva
et J.-D. Vincent restituent les débats dans l'actualité des savoirs et
permettent d'avancer dans l'analyse du «malaise dans la culture»
contemporain.