« L'esprit critique est indispensable, et protester est une vertu » disait la psychanalyste Charlotte HERFRAY dans une interview en décembre 2013. Et elle ajoutait « Ne crois pas ce qu'on te raconte, va chercher toi-même la vérité ». S'il est sain de protester, voire de s'ériger contre des représentations complexes que les religions attribuent à leur Dieu respectif, il est sain, aussi, de s'interroger à titre personnel. Se faire une autre image de Dieu que celle présentée par ces religions n'aboutit pas nécessairement à une nouvelle « vérité ». « Dieu n'est pas reconnu parce qu'il n'est pas reconnaissable » disait Nietzsche. Présenter une vision d'un Dieu à partir des Écritures bibliques est une gageure. La relation de ce Dieu apparaît comme une relation « d'homme à homme » pourrait-on dire. La passion amoureuse qu'il a envers l'homme vire peu à peu à une passion de souffrance. L'homme ne répond pas à l'attente de son créateur. Indépendamment de celui-ci, il ne répond tout simplement pas à l'attente de sa propre vocation d'être humain, qui est de créer un monde harmonieux et pacifique. Vers quel destin s'achemine alors ce monde, notre monde ?