Le rythme et la fluidité du poème donnent corps à une musique nouvelle, jamais entendue et singulière. Une musique qui au détour des mots trouve la vie et réciproquement, tant ces deux réalités ne font qu'une au sein de l'expérience telle que la conçoit l'écrivain. L'écriture est vigilante. Elle se régénère. Elle provoque la langue et la discute. Elle semble ne jamais s'établir, mais au contraire toujours reprendre une ligne vers l'horizon. Ce qui nous est dit, c'est que la poésie est une femme à chercher. Sa poésie transpire un monde suggéré, à inventer. À la lire d'un trait, elle a quelque chose de cinématographique. Le temps se consume, la Femme prend forme et les phrases chancelantes s'appellent l'une et l'autre afin d'éclairer et de retenir. De cet univers, de cette vie il y a, à extraire l'amour. L'âme de Yotima.%br%
A.S.
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