Mai 1250, saint Jean d Acre (Actuel Akko, Israël). Venu du Caire où a lamentablement échoué sa croisade face aux Mamelouks, saint Louis débarque à Acre avec les misérables restes de sa chevalerie estropiée et rongée par la dysenterie. Un ennemi aussi inattendu qu impitoyable veut alors le chasser du royaume de Jérusalem : la terrifiante secte des Assassins dirigés par leur maître, le très cruel « Vieux de la Montagne » qui depuis sa forteresse perchée dans les montagnes non loin de Téhéran va déchaîner une forme de guerre inconnue : le terrorisme (les Assassins ont très réellement inventé le terrorisme dès les années 1140 avec une organisation à faire pâlir tous leurs successeurs d aujourd hui !). Des attentats spectaculaires utilisant même le terrible feu grégeois vont aller croissant pour faire régner la terreur dans le très chrétien royaume de Jérusalem. Les tout puissants Templiers, très proches des Assassins (historique), semblent dans l ombre tirer les ficelles. Mais quel est leur but ? À Acre, se trouve aussi le jeune Guillemin, fils de taverniers de Paris qui a suivi l élan de la croisade sans trop savoir pourquoi. En guenilles et sans un denier, il subsiste à grand-peine. Comment deviendra-il soudain l atout majeur de saint Louis dans cette guerre contre le terrorisme ? (LXXX) : « Guillemin, mon nouveau valet me dit qu il m avait trouvé une maison où je pourrais me laver de l ordure et de la sueur que j avais apportées de ma prison (chez les Mamelouks, au Caire). » (LXXXIX) : « Quand le roi revint de sa messe, il les fit asseoir de telle manière qu il eut devant lui l ambassadeur des Assassins lequel avait derrière lui un serviteur tenant trois poignards enfoncés dans le manche l un de l autre. Car si son ambassade avait été éconduite, il aurait présenté cette arme au roi pour le défier. Un autre serviteur des Assassins portait un drap autour de son bras qu il aurait présenté au roi pour lui servir de linceul s il avait repoussé les demandes du Vieux de la Montagne. » Jehan de Joinville (1224-1317) témoin direct de ces très singulières relations diplomatiques, en 1250 Extraits du Livre des saintes paroles et des bons faiz nostre roy saint Looys (traduction en français moderne, ci-dessus).