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Le dernier siège de Metz : 20 août 1870-27 octobre 1870

François Roth
  • 17/05/2013
  • Serpenoise
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Couverture de Le dernier siège de Metz : 20 août 1870-27 octobre 1870 par François Roth

Résumé

Le dernier siège de Metz

20 août 1870 - 27 octobre 1870

Le siège de Metz de 1870. Un événement essentiel de la guerre franco-allemande de 1870-1871. À la suite des trois batailles de Borny, Rezonville-Mars-la Tour, et Gravelotte-Saint-Privat, les unités prusso-allemandes enferment dans la place de Metz l'armée du Rhin, soit 170 000 combattants commandés par le maréchal Bazaine, Les assiégeants ne disposent pas de l'artillerie nécessaire pour attaquer la place ; ils décident donc de la bloquer. Ils espèrent obtenir sa capitulation par l'épuisement des vivres, l'isolement et la démoralisation des assiégés. Après le désastre de Sedan, l'armée française dont les unités campent sous les murs de la forteresse, ne peut espérer aucun secours de l'extérieur. Sa neutralisation puis sa mise hors de combat sont vitales pour les armées d'invasion.

Le drame de Metz est moins celui de la place que le sort de l'armée. Pourquoi Bazaine est-il resté passif ? Pourquoi a-t-il négocié en vain avec Bismarck ? Pourquoi, après un plus de trois mois de blocus, a-t-il été acculé à une capitulation désastreuse ? Autant de questions qu'il faut éclairer.

La capitulation de Metz suivie du départ en captivité de l'armée du Rhin sont de deux ordres : d'abord elle prolonge la guerre sans empêcher la défaite finale de la France ; ensuite elle conduit à l'annexion de Metz par l'Empire allemand dans le cadre de l'Alsace-Lorraine. Après la guerre, le siège de Metz a fait l'objet d'une double lecture, militaire et politique. La première est la lecture allemande, celle des vainqueurs, des immigrés qui s'installent dans la ville, redéfinissent sa fonction militaire et s'efforcent progressivement de la germaniser. La seconde est celle des Français et des vieux Messins, des indigènes comme on disait alors. Le blocus a été une épreuve terrible à l'issue inattendue. Il a marqué toute une génération. Metz est devenue la « rançon de la France ». Les vieux Messins maudissent Bazaine, refusent les faits accomplis et vivent dans l'attente, une attente qui a duré jusqu'au 11 novembre 1918.

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