A travers ses mémoires (Fortune de France) sous le règne d’Henri III puis d’Henri IV, Pierre de Siorac, noble provincial huguenot, a connu une ascension qu’il doit à son intelligence des hommes, son intrépidité et sa clairvoyance. Il a côtoyé les plus grands du royaume, vivant au plus près les douloureux événements de l’Histoire de France, comme la Saint Barthélemy ou l’assassinat d’Henri III, et montrant le regard d’un noble épris de justice, luttant pour la paix religieuse, sans concession pour les ennemis de celle-ci, si nombreux en ces temps incertains et cruels.
Dans son ombre, Miroul, le fidèle serviteur, l’a suivi partout, témoin attentif des grandes et des petites actions, compagnon de tous les jours, confident des doutes et des espoirs. Fils de paysan, larron un temps à la suite du massacre de sa famille, Miroul lève ici le voile sur la prime jeunesse de Pierre de Siorac, les années décisives où le caractère s’ébauche et se forge, au château de Mespech dans le Périgord noir, sous la tutelle du père, le flamboyant baron Jean de Siorac.
Dans cet univers encore féodal où s’agitent maîtres et domestiques, nobles et manants, et malgré l’admiration et la tendresse qu’il voue à son jeune maître, Miroul porte haut une parole qui est le plus souvent inaudible, celle des petites gens.
« Entre scènes de bataille et d’amour, Olivier Merle déploie un vrai plaisir de conter : on le sent joyeux d’enchaîner les épisodes sur un rythme haletant »
Dominique Bona – Version Femina
« On a plaisir à suivre les pensées de ce valet qui, ayant appris à lire, cite un ouvrage de La Boétie sur la servitude, frein de la liberté. Ce personnage d’Olivier Merle ne détient pas que des appétences intellectuelles. Ses amours pour Margot nous dévoilent un jeune homme tout atendrézi. Et dont les mémoires captivantes laissent espérer une suite »
Fabienne Faurie – La Montagne