« mai-68 », la révolte étudiante parisienne qui surprit la Sorbonne, la France et le monde. La génération de Français qui était alors au pouvoir –pères, mères, tantes, oncles- avait connu, un quart de siècle plus tôt, les affres et les humiliations de l’occupation nazie. Absorbée et obsédée par la reconstruction de leur pays, ces Français n’avaient pas vu venir l’hédonisme estudiantin qu’avait rendu possible, au médian des années 1960, le nouveau rayonnement international de la France. De fait, l’effervescence soudaine et violente de « mai-68 » n’était certainement pas déductible des « trente glorieuses » qu’était en train de construire la France de Charles de Gaulle avec humilité d’abord, patience ensuite, grandiloquence enfin. Le livre Mai-68 au risque du miroir est le récit, sans concession, de ce court et très agité mois de mai 1968 étudiant parisien. Le contenu du livre restitue des élans libertaires mêlés et des occurrences pragmatiques étonnantes de la folle activité des étudiants « révolutionnaires » parisiens. Lors, ceux-ci, très divers, parfois « baroques » surprenants, façonnaient passionnément et nerveusement, au Quartier latin, une révolte remarquable du printemps « peace and love » européen de 1968. En lisant Mai-68 au risque du miroir, vous saurez aussi comment le mois de mai « révolutionnaire » parisien captura, un temps, la vie d’étudiant étranger de son auteur.