Pour comprendre Baudouin IV, il faut se débarrasser de la superficialité du temps, regarder avec humilité cette éternité temporelle qui nous échappe aujourd’hui. C’est une des plus belles pages de la période des croisades. Il faut se dépouiller de tout matérialisme l’espace d’un instant, ressentir, s’imaginer ce que pouvait être son combat quotidien devant la mission divine qui était la sienne. Chaque jour il témoignait de ses paroles et actes dans la souffrance de sa chair devant le créateur. La connaissance de sa vie rend plus humble et renforce nos certitudes ancrées dans notre subconscient chrétien. Il incarne la pureté à travers l’histoire du plus noble chevalier de tous les temps. Baudouin, sur cette terre où il est né, a marqué de son sang sa présence franque dans le sacrifice. À l’exemple de nos pères qui l’ont précédé pour délivrer le tombeau du Christ, il repose pour l’éternité au Golgotha, là où notre Seigneur s’est éteint, regardant notre Père les yeux tournés vers le ciel. Par l’exemple de sa vie de souffrance, du royaume franc de Jérusalem, il a déposé la chevalerie dans l’incarnation de la sainteté. Fidèle à l’esprit de ce preux chevalier, notre jour viendra !