La philosophie politique c'est la philosophie première (Aristote). L'idée de cité, puis de nation, en est la question centrale : comment répartir et organiser l'espace géographique et les populations ? Quel cadre politique, économique, culturel et social offrira aux peuples et aux personnes une vie heureuse, libre, prospère, pacifique ? La réponse est toujours nationiste.
Le nationisme est l'étude de ce qui constitue les nations, et la théorie qui découle de cette étude pour en faire le cadre optimal de la vie sociale. Une voie opposée au mondialisme, au nationalisme, à l'impérialisme, à la mystique de l'état. Rousseau, la Déclaration de 1789, Renan, ont tenté d'expliquer l'idée de nation, mais on avait fini par renoncer à en élaborer la théorie. Car la Nation est un concept essentiel mais, aussi, immense, complexe, encore mystérieux lors de la publication de la Théorie générale de la nation. L'auteur a donc voulu clarifier et structurer davantage sa réponse, car l'opinion est plus que jamais en demande, en raison de l'évolution du monde sur tous ses continents : il était devenu nécessaire d'actualiser le sujet. Dans ce monde se mouvant si vite et si fort, l'idée nationiste allait-elle être dépassée par cette évolution ou, au contraire, confirmée et confortée ? Dans une chaîne de causes en conséquences, la démonstration est imparable et met en pleine lumière les mensonges invisibles de notre société.