Raymond Radiguet a écrit Le Diable au corps, son plus célèbre ouvrage, qui est paru en 1923.
“ Que ceux qui déjà m’en veulent, se représentent ce que fut la guerre pour tant de très jeunes garçons : Quatre ans de vacances. ” Cette phrase présente dès introduction du roman provoque et donne le ton.
LE DIABLE AU CORPS, c’est l’histoire d’un enfant qui se voit aux prises avec une aventure d’homme et s’analyse sur place. C’est l’impudeur charmante de l’enfance et tous ses mécanismes secrets montrés au grand jour par un Maître de dix-sept ans.
C’est aussi la guerre vue par des yeux d’enfant et, de ce seul point de vue, le livre de Raymond Radiguet paraît mériter une place dans la littérature contemporaine.
Mais, il y a plus, il semble vraiment que ce soit le premier roman d’une génération puisque, aussi bien, on appellera vraisemblablement dans l’avenir : “ génération de la guerre ”, non pas la génération qui l’a faite, mais la génération qui en a reçu l’empreinte à l’âge où les sensibilités se dessinent et où les caractères se forment, empreinte obscure et non raisonnée, la seule vraisemblablement qui compte et qui reste.