Il ne s’agit pas d’élaborer une idéologie pour justifier des positions déjà prises ; il ne s’agit pas non plus d’une recherche fiévreuse de sécurité devant les questions fondamentales qui se posent à la foi, ni de forger une théologie d’où se déduirait une politique. Il s’agit de se laisser juger par la parole du Seigneur, de penser notre foi, de rendre plus authentique notre amour, de justifier notre espérance, à l'intérieur d’un engagement qui se veut plus radical, plus total, plus efficace. Il s’agit de repenser les grands thèmes de la vie chrétienne au milieu du changement radical de perspectives que nous vivons aujourd’hui et dans la nouvelle problématique qu’entraîne ce changement. Tel est le but de ce que l’on appelle «la théologie de la libération».