Le Principe du langage ou l'Alphabet hébraïque n'est pas un ouvrage d'interprétation où l'auteur épancherait des intuitions privées sur le secret des glyphes. Les vingt-deux lettres de l'hébreu carré sont étudiées ici dans le moule où-elles se sont façonnées : au creux de la matière corticale, dans le cerveau plié au langage et soumis à ses faits. Apprendre cet alphabet, c'est du même coup découvrir le fonctionnement de l'esprit. Phénoménologie à la portée de tous, elle se présente à travers le faste le plus beau que l'imagination plastique ait inventé pour décrire, par signes, la raison et ses poses. Que ce soit le langage de l'absolu ne surprend guère. Le Cas juif et De l'urgence du Sabbat avançaient assez dans la démonstration de la supériorité israélite. Une connaissance nécessaire à l'élévation de la conscience ne peut pas rester inaperçue quand bien même des intérêts créés voudraient la réduire au silence. Sans elle, l'humanisme reste bâillonné. Le devenir intellectuel et spirituel du monde s'arrête, brimé et affaibli. Rien ne gouverne la pensée. En vain, de tous côtés, fait-on appel au langage. Mal convoqué, il répond mal. Mais au jeu de colin-maillard, un enfant trouverait... Le Verbe, n'est-ce pas un vieux mot pour dire juif et vérité?