Etude technique et pratique des OPEL « Kadett » D et E Diesel AVANT- PROPOS A l'automne 1979, Opel lançait sa 4e génération de Kadett à moteur essence. Rompant avec la tradition des anciennes « Kadett » dont elle ne garde que le nom et deux moteurs essence, ce n'est qu'au printemps 1983 qu'est introduite la version Diesel. La disposition mécanique est du type Giaccosa (moteur transversal avec boîte de vitesses en bout). La suspension avant est réalisée par des éléments genre « Mac Pherson » complétés par des triangles inférieurs assurant le guidage des roues motrices. La suspension arriére comporte un essieu de torsion dont les extrémités forment deux robustes bras tirés portant des ressorts hélicoïdaux. Le moteur Diesel reprend l'architecture des moteurs 1,3 I et 1,6 I à arbre à cames en tête. Rappelons que le bloc-cylindres est en fonte et la culasse en alliage léger. L'arbre à cames est logé dans un carter palier situé au-dessus de la culasse. Il est entraîné depuis le vilebrequin par une courroie crantée, commandant également la pompe d'injection. L'arbre à cames attaque les soupapes par l'intermédiaire de linguets prenant appui sur des poussoirs hydrauliques, technique, extrêmement rare en 1983 sur les moteurs Diesel. La cylindrée du moteur est de 1598 cm3 et développe 54,3 ch DIN. Au Salon de Paris 1984, Opel présentait la 5e génération de « Kadett ». La « Kadett E » conserve la même architecture générale que la gamme précédente, mais elle reçoit de nombreuses modifications et améliorations. La carrosserie très aérodynamique a un Cx de 0,31 pour la berline et de 0,35 pour le break. En effet, la « Kadett E » comme la « D » est disponible en berline 2 volumes 3 et 4 portes et en break. Courant 1986, deux nouvelles carrosseries viennent enrichir la gamme : une berline 3 volumes et une fourgonnette baptisée « Combo ». Celle-ci diffère des autres versions par son essieu arrière rigide avec ressorts à lames semi elliptique. Courant 1989, la cylindrée du moteur passe à 1699 cm3 et la puissance passe à 57 ch DIN. A la même époque, un nouveau moteur de 1 488 cm3 fait son apparition. Suralimenté par un turbocompresseur, il développe 67 ch DIN à 4600 tr/mn. Déjà monté sur les « Corsa », ce moteur d'origine Isuzu, est le résultat d'un travail de collaboration avec General Motors qui détient une part importante du capital du constructeur japonais.